Rétrospective des placements au 1er trimestre 2019

Evolution des placements

La plupart des marchés boursiers ont subi une forte pression vers la fin du troisième trimestre, soit à partir de la mi-septembre environ. La hausse des taux d’intérêt a été l’un des principaux moteurs de l’humeur changeante sur les marchés. 

Depuis la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed) en septembre et l’annonce qui en a découlé concernant la réduction des achats d’obligations – ou «tapering» – à partir de novembre, les marchés des capitaux ont été sous pression. Le calendrier plutôt sportif de la Fed dans ce contexte a quelque peu surpris les marchés. Toutefois, il convient de noter que la politique monétaire de la Fed restera très expansionniste. La Banque centrale européenne (BCE) réduira elle aussi sous peu ses achats de titres. Sur les marchés émergents, les taux d’intérêt directeurs ont même augmenté de manière générale. La fin des mesures de relance, les nouvelles réglementations et le niveau élevé d’endettement du secteur immobilier chinois ont causé une incertitude et une volatilité supplémentaires sur les marchés. La croissance mondiale a continué de s’affaiblir au troisième trimestre, car d’importants facteurs d’incitation, tels que les effets de rattrapage prononcés et les politiques monétaires et fiscales expansionnistes, disparaissent peu à peu. En outre, les pénuries persistantes d’approvisionnement et de personnel ralentissent encore la croissance. Dans l’ensemble, cependant, celle-ci demeure nettement supérieure à la moyenne dans presque toutes les régions. La pression sur les prix est restée élevée dans le monde entier. Toutefois, il est probable que les taux d’inflation croissants continueront d’être déterminés en premier lieu par des facteurs temporaires. 

Marchés boursiers

Les marchés boursiers ont évolué de manière inégale au cours du troisième trimestre. Alors que l’on constatait encore en juillet et août principalement une hausse des cours, la plupart des marchés se sont retournés en septembre, comme mentionné ci-dessus. Les actions européennes (MSCI Europe, sauf CH; en EUR) ont encore pu clôturer le troisième trimestre avec une hausse de 1.1%. La bourse américaine (S&P 500 en USD) a encore connu un léger plus de 0.6%.

Par contre, le marché suisse (SPI) a perdu 2%.

Par contre, le marché suisse (SPI) a perdu 2%. Cela s’explique principalement par le fait que les poids lourds défensifs de l’indice, à savoir Nestlé, Novartis et Roche, ont beaucoup souffert de la hausse des taux d’intérêt. Les actions des marchés émergents ont déjà commencé à chuter en juillet, entraînant une baisse globale de 8% (en USD) pour le 3e trimestre. 

Taux d’intérêts

Alors que les taux d’intérêt ont baissé en juillet, reflétant l’affaiblissement de la croissance de l’économie mondiale, ils ont sensiblement augmenté en septembre, à la suite de l’annonce susmentionnée de la Fed. Au cours du troisième trimestre, les bons du Trésor américain à 10 ans ont gagné un peu moins de 1.5% à la fin du mois de septembre. Une évolution similaire, bien que moins prononcée, a été observée en Europe et en Suisse. Les obligations de la Confédération à 10 ans ont clôturé le trimestre à - 0.20%. 

Devises

Le franc suisse s’est quelque peu affaibli par rapport au dollar américain au cours du trimestre. Le cours dollar américain-franc suisse se situait à 0.9317 à la fin du mois de septembre (0.9250 au 30.06.2021). En revanche, le franc suisse s’est quelque peu renforcé par rapport à l’euro. A la fin du trimestre, le cours euro-franc suisse était à 1.0786 (contre 1.0969 au trimestre précédent).

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