Rétrospective des placements au 1er trimestre 2019

Evolution des placements

Au deuxième trimestre aussi, la fortune totale de la Previs a de nouveau enregistré des rendements positifs. Les marchés boursiers se sont montrés relativement sereins dans un contexte de hausse des cours, en particulier aux mois de mai et juin. La conjoncture mondiale est favorable.

Selon les indicateurs avancés et la courbe des rendements, la croissance américaine devrait atteindre son plus haut niveau. L’Europe, où les indicateurs avancés s’inscrivent encore largement à la hausse, accuse un certain retard par rapport aux Etats-Unis. Du côté des Banques centrales, aucun changement important ne se dessine dans la politique monétaire ultra-expansive. À la mi-juin, les marchés se sont brièvement emballés suite à l’annonce par la Réserve fédérale des grandes lignes de sa future politique monétaire qui augurerait, plus tôt que prévu, une hausse possible des taux d’intérêt. L’agitation a cependant été de courte durée. La Réserve fédérale semble cette fois extrêmement prudente avant d’engager une politique monétaire plus restrictive, d’autant que l’économie commence seulement à sortir de la récession provoquée par la pandémie. Bien que les anticipations inflationnistes gagnent globalement du terrain, rien n’indique encore un «tapering», autrement dit une réduction du programme d’achats d’actifs. Aujourd’hui comme hier, on s’attend à une flambée provisoire de l’inflation, imputable aux effets de base. La propagation à l’échelle mondiale du variant Delta, identifié pour la première fois en Inde, n’a pas ébranlé la confiance des marchés. 

Marchés boursiers

Sur la place mondiale, les marchés boursiers ont connu une évolution positive au deuxième trimestre. Les actions suisses signent, quant à elles, une évolution exceptionnelle. Le marché suisse des actions est même parvenu à atteindre de nouveaux sommets, notamment sur le segment très prisé des valeurs défensives. 

Le SPI a progressé de 9,5% au deuxième trimestre.

Le SPI a progressé de 9,5% au deuxième trimestre. Les taux d’intérêt à long terme ont une fois de plus inversé la tendance en faveur des valeurs technologiques américaines. Les actions américaines (S&P500) ont également enregistré une incroyable performance (8,6%) au cours de ce trimestre. Les marchés asiatiques, quant à eux, étaient plutôt à la traîne (MSCI Pacific +1%). La quatrième vague épidémique – le Japon a été contraint d’imposer de nouvelles restrictions en mai pour lutter contre la pandémie – et la politique monétaire restrictive de la Chine ont contribué à la frilosité des marchés.  

Taux d’intérêts

Les taux d’intérêt ont nettement augmenté à l’extrémité courte de la courbe, à l’issue de la réunion de la FED en juin. À l’extrémité longue de la courbe, la communication de la Banque centrale américaine a contribué à la chute des rendements et tempéré les anticipations inflationnistes. L’écart entre les obligations du Trésor américain à 2 et à 10 ans s’est réduit de 1,74% à 1,47%. En Europe, la hausse des taux d’intérêt est restée minime. Les rendements des emprunts fédéraux à 10 ans ont progressé de -0,33% à -0,27%. 

Devises

Le dollar américain s’est déprécié par rapport au franc suisse au cours du trimestre, passant de 0,9436 à 0,8945 (mi-juin). Fin juin, la parité monétaire s’établissait à 0,9250. De même, l’euro s’est raffermi face au franc suisse. La parité EUR|CHF, qui était de 1,1069 au début du trimestre, affichait 1,0968 à la fin du trimestre.

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